Sébastien Desabre : un héros – dictateur sous-côté

Alors qu’il atteint chaque objectif qu’il se fixe, y compris les plus inimaginables, Sébastien Desabre continue d’essuyer les critiques les plus acerbes des donneurs de leçons en RDC. Quand il ne s’agit pas de ses méthodes, c’est sa tactique qui est mise en cause, comme si les resultats ne suivent pas.
L’ingratitude ?
Non, la haine, ou peut-être même les intérêts. Hormis ces deux éléments, rien ne peut justifier une insatisfaction par rapport au travail qu’abat le sélectionneur congolais, depuis quatre ans maintenant. Il suffit de se rappeler du contexte dans lequel Sébastien Desabre récupère la sélection congolaise pour s’en persuader : une équipe totalement désarticulée, éliminée des qualificatifs de la coupe du monde 2022, battue deux fois aux éliminatoires de la CAN et désertée de ses cadres.

Le premier travail consistait donc, non pas qu’à redonner goût à l’équipe nationale, mais lui rendre son attractivité. Pour ça, il fallait d’abord en faire une équipe performante, capable de rivaliser dans le top 10 africain. Et pourtant cela n’a jamais suffit pour que les « éternels insatisfaits » se rendent compte que Sébastien Desabre est parti de trop loin pour en arriver aux resultats actuels. Mine de rien, une contre-performance suffit pour remettre en cause tout le travail que le sélectionneur congolais abat.
Quatre ans après sa prise des rênes des Léopards, Sébastien Desabre atteint quasiment chaque objectif qu’il s’assigne :
■ Qualification à la CAN 2023
■ Demi-finale à la CAN 2023
■ Qualification à la CAN 2025
■ Qualification à la coupe du monde 2026
■ Deuxième tour de la coupe du monde 2026
Quatre mission phare qu’il s’est fixé et qu’il est parvenu à atteindre, sans en faire des réussites personnelles. Et pourtant, les insatisfaits sont de plus en plus nombreux, avec une méthode simple : quand ça gagne, ça critique le fond, quand ça perd, ça critique les résultats. Un narratif qui porte moins sur la réalité que sur le sujet.
Le bien dans toute cette saga, c’est que Sébastien Desabre connait parfaitement l’homme congolais, pour le peu de temps qu’il le côtoie. Il se fait qu’il en connait déjà la versatilité pour les uns, l’irrationnalité et la haine gratuite pour d’autres. D’après tout, dit-on : la victoire appartient aux joueurs, la defaite aux entraîneurs. C’est le prix à payer de toute façon.

Et malgré des critiques qui pleuvent de partout, généralement après chaque contre-performance des Léopards, le sélectionneur congolais semblent toujours enfermé dans une bulle où il ne sort jamais. Une sorte de vase clos, où il se met totalement à l’abri des opinions extérieures. Autrement-dit, il n’a absolument rien à cirer de ce que demande le peuple. Sa bien-pensence sur « comment doit évoluer son équipe » n’est pas loin de l’absolue, voire de l’autoritaire. Serait-ce la meilleure manière de reussir en RDC ? Et la question dans tout ça c’est : quand est-ce Sébastien Desabre écoutera vraiment l’avis du peuple ?
Gaethan KOMBI
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