RDC – BASKET / HARCÈLEMENT SEXUEL : « Coucher pour jouer » les dessous d’un scandale

Bienvenue dans la fédération des harceleurs ! Il est de ces environnement où évoluer grâce à son talent devient impossible comme diraient les kinois « il faut opesa eloko po ozua eloko ». Si certains ont été frappés par des sanctions disciplinaires de la Fédération de Basket-Ball du Congo entre 2017 et 2019, l’après Covid-19 s’est présenté avec une nouvelle vague D’harcèlement et pratiques liées à la manipulation du sexe dans le milieu de la balle au filet Congolais.
Des abusées qui se taisent
A la levée de la suspension de la pratique du sport dans le but de ralentir la propagation de la maladie du coronavirus, plusieurs techniciens ont opté pour la voie la plus facile pour avoir le sexe opposé « le harcèlement ». Imposer aux filles soit de coucher avec eux ou accepter les attouchements sexuels pour être retenue dans le club, bénéficier des certaines faveurs ou même avoir une place dans la sélection nationale de la République Démocratique du Congo, les Léopards. Impuissantes, plusieurs d’entre-elles ont opté pour le silence, ne rien dire au risque d’être pointée du doigts ou tout simplement écartée de la pratique d’une discipline qui pour plusieurs est plus qu’un simple sport.
Des dirigeants, aux coéquipières voir les entraîneurs, tout le monde est au courant de tout mais personne ne dit rien. Attendez ! On ne dénonce pas une pratique qui nous est tous familière !
Tout est en off jusqu’à Mars 2026 …
John IKANDA, monsieur le « harceleur » par excellence

Dans un enregistrement qui date de près de deux semaines, on peut entendre une Arlette NGALULA TSHIBANGU, victime, se faire sermonner par son encadreur Jonh IKANDA car cette dernière l’aurait dénoncé auprès de ces coéquipières. « Arlette, je suis déçu de ce que tu as rapporté à tes amies. Tu leur as dit comment nous sommes retrouvés vers l’avenue Ngaliema sur laquelle nous nous sommes retirés dans le noir pour qu’on s’embrasse. Coucher avec toi n’a pour seul but que de te développer car j’ai une meilleure connaissance du basket plus que plusieurs dirigeants » peut-on entendre dire John IKANDA, entraîneur de Ngaba Basket-Ball Club, dans cet enregistrement.
Une histoire qui a suscité un immense regret dans le chef du technicien kinois qui passe d’une simple embrasse à une imposition des séances de jambe en l’air.
IKANDA ne pardonne qu’après avoir coucher avec une fille
Face à ce qu’il qualifie d’accusation, le technicien de la NBC dit ne jamais pardonner sans avoir eu des rapports sexuels avec ces joueuses. « Une fois, je pardonne mais pour la deuxième fois, je dois impérativement coucher avec toi. Si tu ne fais pas, tu ne joueras plus et ta licence, je la détiendrai jusqu’à ce que tu feras tout ce que je te demande de faire » a-t-il rajouté.

Face à cette situation qui, depuis les années 2000 est devenue monnaie courante, nous apprenons des sources sûres que l’affaire est portée au niveau de la police nationale congolaise après que les parents d’Arlette ont porté plainte. Quant à la FEBACO, elle dit lancer les enquêtes et interdit à tous pratiquants de basket de commenter une affaire en cours de traitement, renseigne la Ligue de Basketball de Kinshasa.
Rédaction
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